About
Graduated from the École des Beaux-Arts, Damien Aubin develops a photographic practice focused on spaces and figures shaped by systems larger than themselves.
His work explores territories where activity appears slowed, sometimes suspended. These places are neither ruins nor icons; they persist, sustained by a quiet form of inertia.
Alongside this, his portraits extend the same approach. Frontal and stripped of excess, created within a deliberately slow temporality, they observe the individual without dramatization. The subject is not staged as a character, but considered in their direct presence, facing both space and gaze.
Working primarily with a 4x5 view camera and medium format digital systems, Damien Aubin adopts a demanding method that imposes slowness and precision. This deliberate temporality structures his visual language: controlled distance, geometric rigor, and a particular attention to the subtle tensions that traverse both places and faces.
His work does not seek spectacle or anecdote. It is concerned with what remains when narrative recedes — fragments of a world that continues quietly, in an intermediate state between activity and suspension.
Français
Diplômé de l’École des Beaux-Arts, Damien Aubin développe une pratique photographique centrée sur les espaces et les figures façonnés par des systèmes plus vastes qu’eux.
Son travail s’attache aux territoires ordinaires où l’activité semble ralentie, parfois suspendue. Ces lieux ne sont ni des ruines ni des icônes : ils persistent, portés par une forme d’inertie silencieuse.
Parallèlement, ses portraits prolongent cette même approche. Frontaux, dépouillés, réalisés dans une temporalité lente, ils observent l’individu sans dramatisation. Le sujet n’est pas mis en scène comme un personnage, mais considéré dans sa présence nue, face à l’espace et au regard.
Travaillant principalement à la chambre 4x5 et au moyen format numérique, Damien Aubin adopte une méthode exigeante qui impose lenteur et précision. Cette temporalité volontaire structure son écriture visuelle : une distance maîtrisée, une rigueur géométrique, et une attention particulière aux tensions discrètes qui traversent les lieux comme les visages.
Son travail ne cherche ni le spectaculaire ni l’anecdotique. Il s’intéresse à ce qui demeure lorsque le récit s’efface — aux fragments d’un monde qui continue, sans emphase, dans un état intermédiaire entre activité et suspension.